Manifesto. Queertherapie n’est pas une méthode. Ce n’est pas un protocole. Ce n’est pas une adaptation inclusive des modèles existants. Queertherapie est une rupture. Nous refusons l’idée que la souffrance psychique soit uniquement individuelle. Nous refusons qu’elle soit réduite à un dysfonctionnement à corriger. Nous refusons les cadres thérapeutiques qui reconduisent aux normes qui produisent cette souffrance. Nous partons d’un constat simple, ce qui fait mal n’est pas seulement en nous, c’est aussi ce qui nous contraint, nous nomme, nous limite. Les normes de genre, de sexualité, de validité, de corps et de désir ne sont pas neutres. Elles organisent le monde. Elles hiérarchisent les vies. Elles rendent certaines existences respirables et d’autres invivables. Queertherapie ne cherche pas à adapter les sujets à ces normes. Elle cherche à les rendre visibles, à les fissurer, à les déplacer. Ici, il ne s’agit pas de devenir “fonctionnel·le”. Il s’agit d’élargir ce qui est possible. Le sujet n’est pas une vérité cachée à découvrir. Le sujet est un processus. Iel se transforme dans la relation, dans le langage, dans l’expérience. Nos récits ne sont pas des objets à analyser. Ce sont des matières vivantes. Ils bougent, résistent, se fragmentent, se recomposent. Dans cet espace, parler n’est pas seulement dire, parler transforme. Queertherapie est un écosystème. Un système ouvert, instable, sensible. Sans trajectoire linéaire. Sans promesse de retour à une norme. Une séance peut déplacer un monde. La suivante peut le défaire. C’est une pratique qui travaille avec l’incertitude et non contre elle. Lae thérapeute n’est pas extérieur·e au processus. Iel n’est pas neutre. Iel est impliqué·e, situé·e, traversé·e. Mais iel n’impose pas un sens. Iel ouvre des conditions. Iel accompagne les déplacements, les frictions, les émergences. Le cadre n’est pas une structure figée. C’est un espace en négociation. Un espace où le pouvoir circule, se questionne, se redistribue. Queertherapie est aussi une mémoire. Elle réactive des savoirs disqualifiés. Des savoirs invisibilisés, minoritaires, queer, racisés. Des pratiques symboliques, rituelles, narratives. Elle ne les fige pas. Elle les met en mouvement. Le soin n’est pas séparé du symbolique. Le psychique n’est pas séparé du politique. Le corps n’est pas séparé de l’histoire. Ici, on ne répare pas pour revenir à la norme. On transforme pour sortir de son emprise. La subversion n’est pas une destruction totale. C’est un déplacement. Un détournement. Une réinvention. Habiter une identité sans s’y enfermer. Jouer avec les catégories sans les sacraliser. Exister sans demander la permission. Queertherapie est un espace d’expérimentation. Un laboratoire de possibles. Un lieu où l’on peut essayer, échouer, recommencer autrement. Un lieu où les contradictions ne sont pas des erreurs mais des ouvertures. La réussite thérapeutique ne se mesure pas à l’adaptation. Elle se mesure à l’expansion. Plus de possibilités. Plus de marges de mouvement. Plus de façons d’exister. Queertherapie n’est pas neutre. Elle est située. Elle est politique. Elle conteste une histoire du soin qui a exclu, pathologisé, normalisé. Elle ne cherche pas à y faire une place. Elle en transforme les fondements. Ce n’est pas un espace pour devenir conforme, c’est un espace pour devenir possible.
RDV
Manifesto. Queertherapie n’est pas une méthode. Ce n’est pas un protocole. Ce n’est pas une adaptation inclusive des modèles existants. Queertherapie est une rupture. Nous refusons l’idée que la souffrance psychique soit uniquement individuelle. Nous refusons qu’elle soit réduite à un dysfonctionnement à corriger. Nous refusons les cadres thérapeutiques qui reconduisent aux normes qui produisent cette souffrance. Nous partons d’un constat simple, ce qui fait mal n’est pas seulement en nous, c’est aussi ce qui nous contraint, nous nomme, nous limite. Les normes de genre, de sexualité, de validité, de corps et de désir ne sont pas neutres. Elles organisent le monde. Elles hiérarchisent les vies. Elles rendent certaines existences respirables et d’autres invivables. Queertherapie ne cherche pas à adapter les sujets à ces normes. Elle cherche à les rendre visibles, à les fissurer, à les déplacer. Ici, il ne s’agit pas de devenir “fonctionnel·le”. Il s’agit d’élargir ce qui est possible. Le sujet n’est pas une vérité cachée à découvrir. Le sujet est un processus. Iel se transforme dans la relation, dans le langage, dans l’expérience. Nos récits ne sont pas des objets à analyser. Ce sont des matières vivantes. Ils bougent, résistent, se fragmentent, se recomposent. Dans cet espace, parler n’est pas seulement dire, parler transforme. Queertherapie est un écosystème. Un système ouvert, instable, sensible. Sans trajectoire linéaire. Sans promesse de retour à une norme. Une séance peut déplacer un monde. La suivante peut le défaire. C’est une pratique qui travaille avec l’incertitude et non contre elle. Lae thérapeute n’est pas extérieur·e au processus. Iel n’est pas neutre. Iel est impliqué·e, situé·e, traversé·e. Mais iel n’impose pas un sens. Iel ouvre des conditions. Iel accompagne les déplacements, les frictions, les émergences. Le cadre n’est pas une structure figée. C’est un espace en négociation. Un espace où le pouvoir circule, se questionne, se redistribue. Queertherapie est aussi une mémoire. Elle réactive des savoirs disqualifiés. Des savoirs invisibilisés, minoritaires, queer, racisés. Des pratiques symboliques, rituelles, narratives. Elle ne les fige pas. Elle les met en mouvement. Le soin n’est pas séparé du symbolique. Le psychique n’est pas séparé du politique. Le corps n’est pas séparé de l’histoire. Ici, on ne répare pas pour revenir à la norme. On transforme pour sortir de son emprise. La subversion n’est pas une destruction totale. C’est un déplacement. Un détournement. Une réinvention. Habiter une identité sans s’y enfermer. Jouer avec les catégories sans les sacraliser. Exister sans demander la permission. Queertherapie est un espace d’expérimentation. Un laboratoire de possibles. Un lieu où l’on peut essayer, échouer, recommencer autrement. Un lieu où les contradictions ne sont pas des erreurs mais des ouvertures. La réussite thérapeutique ne se mesure pas à l’adaptation. Elle se mesure à l’expansion. Plus de possibilités. Plus de marges de mouvement. Plus de façons d’exister. Queertherapie n’est pas neutre. Elle est située. Elle est politique. Elle conteste une histoire du soin qui a exclu, pathologisé, normalisé. Elle ne cherche pas à y faire une place. Elle en transforme les fondements. Ce n’est pas un espace pour devenir conforme, c’est un espace pour devenir possible.
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